Histoire

Toponymie

 

Villiers : A l’origine, ce nom désignait une partie de la villa (grand domaine agricole de l’époque gallo-romaine). Il s’agissait des dépendances qui comprenaient généralement les habitations des ouvriers et les bâtiments agricoles. De nos jours, ce nom désigne un écart ou un village.

Histoire

Un habitat daté de la période de transition entre les âges du bronze et du fer (900-750 avant Jésus-Christ) a été retrouvé. Composé de deux résidences accompagnées de greniers, de fosses et ceint de quatre fossés concentriques bordés d'un talus, il comportait un riche mobilier de céramiques, parures en bronze et armes en fer.

Occupation des sols

Le territoire de la commune se compose de 56,8% de terres arables, 19,8% de forêts, 10,6% de zones agricoles hétérogènes, 5,7% de mines, décharges et chantiers , 4,1% de zones urbanisées et 3 % d’eaux continentales.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006.

En 2016, la commune comptait 301 habitants, en diminution de 0,66 % par rapport à 2011 (Seine-et-Marne : +4,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

L’histoire de l’église Saint-Aignan de Villiers-sur-Seine

Motte castrale, rempart contre les invasions

Après avoir expliqué le contexte des invasions Vikings de la fin du XIe siècle, celles-ci justifiant l’architecture défensive d’une « Motte Castrale », sorte de forteresse entourée d’enceintes de protection, copiée ou du moins rappelant celle des camps romains, Didier Pétillat guida ses visiteurs, à la découverte de l’église.

Parmi les détails

Chaque détail de l’édifice a été passé en revue, de la description des pierres tombales, aux fresques dont les sujets s’effacent peu à peu, sous les affres du temps.

Thomas Becket et Henri II Plantagenêt

Villiers se trouve à trois lieues est-nord-est de Bray, entre la Seine et la route de Mézières à Orléans, à trois lieues et demie au sud de Provins, et à quinze lieues à l’est de Melun. Le hameau d’Athis forme la limite du département sur ce point. 
La population totale de la commune est de environ 300 habitans ; son territoire est pourvu de terres labourables et de prairies.

Une fresque à l’effigie de Thomas Becket qui fut archevêque de Cantorbéry de 1162 à 1170, permettait à Didier Pétillat de rappeler son histoire et sa fin tragique : « Refusant de mettre en cause les droits et privilèges de l’Église catholique, un conflit l’opposa au Roi Henri II Plantagenêt (1133-1189) qui le lui suggérait. Ce dernier, excédé, demanda devant ses nobliaux qui serait capable de le débarrasser de ce religieux ? Ce message fut promptement décodé et mis à exécution. » La raison d’État ne se discute malheureusement pas.

Les seigneuries d'Athis et de Villiers

Les seigneuries d'Athis et de Villiers sont distinctes à l'origine. Cependant, elles appartiennent parfois au même seigneur. 


La terre de Villiers

Relevant tout d'abord de l'archevêché de Sens, elle appartint au marquisat de Trainel, dont la famille des Ursins fut longtemps propriétaire. En 1758, Claude II des Ursins et sa femme vendirent les terres et seigneuries de Villiers à l'abbé Terray. 


Le domaine d'Athis


La seigneurie échut, au cours de la guerre de Cent Ans, par droit de premier occupant sans doute, à la famille de Madeil.
Edme de Madeil qui possédait ce fief au commencement du XVI siècle avait un fils, Alain de Madeil, qui s'enrôla sous les étendards du duc de Guise et prête main-forte au capitaine des Ursins chargé de battre les gens de Coligny. 
Il était le beau-frère de Mondragon, seigneur, par son mariage avec Marguerite de Dye, de la moitié de Saint-Pregts*, fief de Grisy-sur-Seine. Il acquit lui-même en 1570 cette moitié qu'il laissa en 1583 à son fils, Louis de Madeil. Ce dernier acheta en 1587 le fief de la Mothe-Tilly. Il avait épousé Françoise de Montelard dont il eut quatre filles. 
L'une de ses filles, Jacqueline de Madeil, veuve de Jean de Sablonnières, à qui elle n'avait pas donné d'enfants, épousa, en secondes noces, Constantin des Réaux, qui avait eu de sa première femme, Valentine d'Aucourt, un fils, Gabriel des Réaux.    
Elle resta veuve une seconde fois, sans enfants et légua ses terres d'Athis et de Grisy Saint-Pregts, à Gabriel des Réaux, son beau-fils. 
Ce dernier, seigneur aussi de Brison, avait hérité, suivant la coutume, la charge de son père, ancien gentilhomme de la chambre du roi. Il était en outre lieutenant aux gardes du corps. Marié à Guillemette de Marolles, il transmît à ses descendants tous ses biens ; mais, vers 1650, les héritiers cédèrent leur part de Grisy-Saint-Pregts au fils de François de Carnavalet, seigneur de Noyen, propriétaire de l'autre moitié de Grisy ; ils ne conservèrent que les fiefs d'Athis et de La Mothe-Tilly. 
 La seigneurie d'Athis empiétant sur Fontaine-Fourches, ils la vendirent, en 1747, à la famille Terray, ainsi que celle de la Motte- Tilly. 


L'abbé Joseph Marie Terray (né à Boën-sur-Lignon le 9 décembre 1715 et mort à Paris le 18 février 1778 (ou le 22 février), fut le dernier contrôleur général des finances de Louis XV (1769-1774)
Abbé commendataire de Molesme et Troarn, il devint alors seigneur de la Mothe-Tilly et de Melz-sur-Seine ; .
Pierre Terray, vicomte des Rozières, (1713-1780), frère de l'abbé Terray, procureur général près la Cour des aides, devint lui,seigneur d'Athis. Voisin du marquisat de Trainel qui englobait Villiers, il acheta pour 150.000 livres la seigneurie de Fontaine-Fourches, qu'il annexa à sa terre d'Athis, à Claude-Constant- Esprit Juvéna! d'Harville des Ursins, marquis de Trainel, seigneur de Doue, etc., qui garda Villiers-sur-Seine et le bois de la tuilerie de Mauny.


La seigneurie de Fontaine resta dans la famille Terray jusqu'à la Révolution.
Antoine-Jean Terray, [fils de Pierre et de Renée Félicité Le Nain (1726-1778] naquit à Paris le 27 mars 1750 ; il fut guillotiné à la Barrière du Trône le 28 avril 1794 et inhumé au cimetière de Picpus]. 

Seigneur de Rozières, Saint-Germain, Changy, Antoine Jean fut avocat puis conseiller au Parlement de Paris, conseiller à la Cour des Aides, maître des Requêtes (1771), intendant des Finances à Montauban (1773), intendant de Moulins en août 1781, et intendant de Lyon en septembre 1784, comparaît à Provins et à Lyon en 1789.


Antoine Jean, dernier seigneur d'Athis et de Fontaine-Fourches, habita le château de La Motte-Tilly près de Nogent-sur-Seine et fut le légataire universel de l’Abbé Terray. Il avait hérité de La Mothe-Tilly en 1779, puis d'Athis et de Fontaine-Fourches en 1780. Les seigneuries d'Athis et de Villiers étaient alors réunies définitivement. 
Il revendit Tilly dont une dame de ce nom était propriétaire à Grisy en 1414. Ce fut le propriétaire du château de Toussac, à Villenauxe-la-Petite, Louis-Clément-Bonaventure Jodrillat, qui l'acheta. 
Il avait épousé, le 11 février 1771, Marie Nicolle Perreney de Grosbois (sœur du marquis du même nom), fille de Jean Claude Nicolas PERRENEY de GROSBOIS (1718-1810), premier président au parlement de Besançon, et d'Anne Philippine FYOT de MIMEURE†1811) ; née le 15 novembre 1750, elle fut guillotinée à la Barrière du Trône le 28 avril 1794 et inhumée au cimetière de Picpus).
Il en eut 4 enfants dont une fille, Aglaé Terray (1788-1867), qui épousa Eugène, Duc d'Harcourt (1786-1866), et qui hérita de la bibliothèque et des précieux manuscrits de son oncle le marquis. Elle avait 80 ans lorsqu'elle mourut en 1867.
Une autre de ses filles, Mélanie ((1778-1804), épousa Armand Jérôme BIGNON, sgr du Rozel, de la Meauffe et d'Hardricourt, Maire du Rozel (50), substitut du procureur général du Parlement de Paris de 1788 à 1790, ancien bibliothécaire du roi.   
  
Neveu de l'abbé Terray, Jacques Paulze, fermier général, eut une fille, Marie-Anne Pierrette Paulze-Lavoisier (1757-1836) qui épousa, à l'âge de 13 ans, le fermier général et chimiste Antoine Lavoisier.  

Ayant fait construire une tour attenante à sa maison, Anatole Just Gomets réside à Villiers-sur-Seine de 1860 jusqu'à sa mort en 1916.

Source -> https://www.fontaine-fourches.com/701.DOCUMENTS.Histoire.Villiers.sur.Seine.html

BORNE ROYALE ou MILLIAIRE ou DEMI-LIEUE

Dernier quart du XVIII ème siècle

Grès ( H : 1,73m  socle 70x70)

Cette borne a été posée sous le règne du roi Louis XV sur la route royale reliant le château de La Motte Tilly au château de Fontainebleau qui devint route impériale en 1811, route nationale51 en 1824 et route départementale 411 en 1973.

Celle-ci permettait à l'abbé Terray contrôleur général des finances (1769-1774) d'aller rejoindre le roi de son château & Fontainebleau.

Le chiffre gravé en haut de la borne indique le nombre de bornes entre ce lieu et la borne zéro du parvis de Notre-Dame de Paris.

Chaque borne est distante de 1000 toises, (1 toise représente 1,949 mètre), soit une demi-lieu (lieu de Paris) d'où le nom qui leur est donné de borne (de demi-lieue).

Celle-ci porte le numéro 55                   donc 55 fois 1,949 kilomètres : 107,195 kilomètre.

L'emblème royal de la fleur de lys située en dessous de ce chiffre n'est pas apparent.

Les Bornes se situent sur le côté gauche de la route en tournant le dos à Paris. En effet, du temps de la poste aux chevaux, le postillon était sur le premier cheval situé a gauche de l'attelage.

Cette borne se situait à environ 100 mètres du carrefour des tilleuls : départementale 411 et départemental 49 A, en allant sur Nogent-sur-Seine.

Didier PETILLAT

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